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Condoleezza Rice

Condoleeza Rice est connue pour être la femme afro-américaine la plus puissante de l'histoire (Forbes, 2004 et 2005), et la première jamais nommée à la tête de la diplomatie américaine. Son parcours a été marqué par une grande tenacité et une foi inébranlable en sa capacité à arriver au pouvoir.

Condoleeza Rice est née en 1954 dans les Sud des Etats Unis, à Birmingham en Alabama, une ville déchirée par les violences raciales. Sa famille ne s'investit pourtant pas dans le mouvement pour les droits civils, convaincue  que seul le travail acharné, la discipline et l'éducation pouvaient aider l'Amérique noire à réaliser l'”American dream”. Condoleeza (son prénom signifie “avec douceur” dans les partitions de musique classique) confirme les aspiration de ses parents en excellant dans tous les domaines. Elle apprend à jouer Beethoven à cinq ans, termine sa licence à 19 ans, parle couramment le russe et le français et devient professeur titulaire à Stanford à 26 ans. Jusqu'à quinze ans, son espoir était de devenir pianiste de concert, mais c'est à cet âge qu'elle découvre sa passion pour les relations internationales.

Elle se dirige alors vers une carrière académique et se spécialise dans l'étude de l'Union soviétique. En 1981, elle est recrutée par l'Université de Stanford, où elle deviendra recteur en 1993. C'est par ce biais qu'elle entre en contact avec la politique, et en particulier avec la famille Bush. Entre 1989 et 1991, elle travaille en tant que conseillère spéciale du Président pour les affaires soviétiques et Est-européennes. George H. W. Bush la présente à Gorbachev comme celle qui “m'a dit tout ce que je connais sur l'Union soviétique”.

La rencontre
avec George W. Bush

Après son départ de la Maison Blanche, Bush Senior lui demande de combler au mieux les lacunes en matière de relations internationales de son fils George W., dans la perspective de sa candidature à une future élection présidentielle. Condoleeza Rice et George Bush se découvrent de nombreux intérêts communs (notamment le base-ball et le football), les mêmes convictions religieuses profondes et la même aversion pour le désordre. Dès lors, un pacte moral se noue lentement entre le deux. Cette rencontre change l'attitude de Condoleeza : d'émule du néoréalisme politique, elle devient porteuse des idées néo-conservatrices, axées sur la propagation mondiale des valeurs et des libertés américaines. Le choc du 11 septembre ne fait que confirmer ce basculement. Condoleeza Rice devient alors la porte-parole de la politique étrangère de George Bush.

Conseillère à la sécurité nationale de 2001 au 2005
 
 A la veille de la guerre en Irak, Condoleeza Rice soutient la politique de l'administration Bush en brandissant la menace posée par les armes de destruction massive irakiennes irakiennes. Elle s'oppose à la délégation française venue lui livrer son argumentaire contre l'invasion en Iraq, et menace ceux qui critiquent la politique américaine de représailles. Au terme de l'épisode des dissidences au Conseil de sécurité de l'ONU, elle décide en effet de : “punir les Français, ignorer les Allemands et pardonner aux Russes” ( Condoleeza Rice n'a jamais officiellement admis avoir prononcé ces mots, mais ils résument bien la politique de l'administration Bush au printemps 2003).

Secrétaire d'Etat
(janvier 2005-novembre 2008)

 La loyauté de Condoleeza Rice lui permet en 2005 d'obtenir le poste de Secrétaire d'Etat (l'équivalent du ministre des affaires étrangères), et George Bush lui confie la mission de mettre fin aux débats publics qui traversent l'administration. Elle prend la tête du Département dans la période tumultueuse qui suit la démission de Colin Powell. Condoleeza Rice est notamment chargée de restaurer au plus vite  les relations avec les alliés, et de gérer les dossiers nucléaires de la Corée du Nord et de l'Iran.
Condoleezza Rice
Conseillère à la Sécurité Nationale (2001-2005) puis secrétaire d’Etat (2005-2008)
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“Les considérations morales ne peuvent être absentes de la politique étrangère des Etats-Unis. Les Européens rient doucement à cette idée et disent que nous sommes naïfs, mais nous ne sommes pas Européens, nous sommes Américains et nous avons d'autres principes.”
1er Fevrier 2007, Time Magazine

“Mes parents m'ont complètement convaincue qu'il n'était peut-être pas possible d'avoir un hamburger chez Woolworth's, mais qu'il était possible de devenir Président des Etats-Unis”
Origine de la citation inconnue, citée sur BBC news

“Et ainsi, quand je vois les Irakiens ou les Afghans confrontés à de graves problèmes, je n'ai pas envie de dire “Oh, ils ne peuvent pas y arriver.” Je regarde notre histoire et je vois que ce qui semblait impossible à un moment semble maintenant inévitable. Les grands changements historiques sont ainsi. Et c'est pourquoi j'ai la profonde conviction que ces peuples vont y arriver”
7 août 2005, Time Magazine

“Mais notre engagement auprès de gens qui veulent simplement bénéficier des mêmes libertés, du même sentiment de dignité humaine et d'amélioration du statut des femmes que le reste du monde, cet engagement je ne vois pas comment les Etats-Unis d'Amérique pourraient s'en défaire en recherchant à la place la stabilité, qui j'en suis certain sera une fausse stabilité”
14 décembre 2006, interview donnée à la rédaction du    Washington Post