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Dominique_villepin_David Mendiboure - Service photo de Matignon
Dominique
de Villepin

Né en novembre 1953 à Rabat, au Maroc, Dominique de Villepin s'est longtemps concentré sur les affaires africaines. Il est de plus poète, et a publié plusieurs livres.

L'ascension politique
 
 Après une licence en lettres et en droit, il intègre l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, puis l'Ecole Nationale d'Administration, en 1980, où il étudie, entre autres, en compagnie de François Hollande, Ségolène Royal, et Renaud Donnedieu de Vabres. Il travaille ensuite auprès du Ministère des Affaires Etrangères pendant 4 ans, puis s'envole pour les Etats-Unis au poste de premier secrétaire de l'Ambassade de France à la fin des années 1980. Il occupe ce même poste à l'ambassade de France en Inde dans les années qui suivent, avant de revenir en France en 1992. Il travaille alors à nouveau auprès du Ministère des Affaires Etrangères, d'abord, puis en tant que secrétaire général du Président Jacques Chirac, jusqu'en 2002 et sa nomination au poste de Ministre des Affaires Etrangères (succédant ainsi à Hubert Védrine).

La guerre d'Irak

 C'est donc en tant que Ministre des Affaires Etrangères que Dominique de Villepin est confronté à la volonté des Etats-Unis d'intervenir en Irak. Résolument opposé à une intervention militaire en Irak si elle ne s'avérait pas nécessaire, il mène de nombreuses négociations avec Colin Powell. Il obtient finalement que l'ONU soit consultée sur deux résolutions distinctes : l'une demandant le désarmement de l'Irak, impliquant l'envoi d'inspecteurs sur le terrain ; puis une deuxième, si nécessaire, acceptant l'utilisation de la force armée en dernier recours. La première résolution (résolution 1441) est adoptée à l'unanimité par le Conseil de Sécurité le 8 novembre 2002. Néanmoins, Dominique de Villepin donne par la suite un discours devant le Conseil de Sécurité de l'ONU le 14 février 2003, refusant catégoriquement l'usage de la force par manque de preuves tangibles de l'existence d'armes de destruction massives en Irak. Il demande au contraire un renforcement du rôle des inspecteurs. Il sera fortement applaudi pour ce discours, chose rare au Conseil de Sécurité, devenant ainsi le leader des pays contestant le recours à la force (Allemagne, Belgique, Russie, Chine…). A la suite de ce discours, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne renoncent à faire voter la deuxième résolution, demandant le recours à la force armée, et créent une coalition indépendante de l'ONU qui attaquera seule l'Irak.
 En France, après un bref passage au Ministère de l'Intérieur en 2004, Dominique de Villepin est nommé Premier Ministre par le président Chirac en 2005, poste qu'il occupera jusqu'à l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007. Fortement critiqué pour avoir imposé un nouveau type de contrat, le CPE (Contrat Première Embauche), sa cote de popularité descend fortement durant ses derniers mois en tant que Premier Ministre. Il est de plus impliqué dans le scandale de l'affaire Clearstream, qui lui vaudra d'être mis en examen en octobre 2007.

Aujourd'hui, Dominique de Villepin est avocat à Paris, et pense ouvrir son propre cabinet dans le but de travailler sur des affaires à caractère international.


Dominique
de Villepin
Ministre des Affaires étrangères de la France
2002-2004
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“L'expression de guerre contre le terrorisme est impropre. Une guerre concerne deux entités internationalement reconnues et représentées, qui se déroule suivant des règles dont chaque section combattante aura à répondre à la fin de la guerre. Nous n'avons aucun de ces trois points ici.”
  Septembre 2004

“La France a beaucoup travaillé d'abord pour que puisse être acceptée l'idée d'une démarche en deux temps. C'est-à-dire que le Conseil de sécurité reste le point de passage obligé, à chaque étape. C'est un principe de responsabilité collective des Nations unies auquel nous sommes attachés. Mais, surtout, nous refusions toute clause d'automaticité du recours à la force”
   Europe 1, 7 novembre 2002

“Une guerre est toujours la sanction d'une faillite. La France n'a jamais cessé de se tenir debout à la face de l'histoire et de l'humanité. Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, les gardiens d'une conscience. Personne ne peut déclarer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que le chemin de l'inspection.”
Discours devant l'ONU, 14 Février 2003

“Ce message vous vient aujourd'hui d'un vieux pays, la France, d'un continent comme le mien, l'Europe, qui a connu guerres, occupation et barbarie. Laissons aux inspecteurs des nations unies le temps dont ils ont besoin pour que leur mission réussisse”
Discours devant l'ONU, 14 Février 2003